Tourisme participatif
Concept ambitieux s’il en est puisqu’il s’agit de reverser la partie de l’hébergement que paient les voyageurs afin d’alimenter une caisse de développement du village et de donner l’opportunité aux villageois en faisant la demande de construire des unités d’hébergement chez l’habitant.
Pour que les voyageurs aient un confort d’accueil correct (douche, sanitaire, literie, moustiquaire, hygiène alimentaire), la construction de ces unités demande l’achat de matériaux incontournables : ciment, plomberie, porcelaine, fers à béton.
Le coût de ces matériaux pour une unité (bungalow semi-dur de 20m2, sanitaire, douche) est estimé à 500 € (cinq cent euros).
La main d’œuvre ainsi que les matériaux disponibles sur place seront à la charge des demandeurs. Le bénéficiaire de la première unité s’engagera à rembourser l’apport initial sur la part hébergement de son activité, afin d’initier la construction d’une deuxième unité, et ainsi de suite. Lorsque le nombre d’unités d’hébergement sera suffisant (définition du nombre d’unités en concertation avec le village) les derniers 500 € seront affectés à une autre action génératrice de revenus.
Ce concept ne pouvant fonctionner qu’avec un fond de départ,
Mme Ranaivo (pointe Tintingue) et Mr Kiko (Amboditavolo) mettent gratuitement à disposition leurs bungalows respectifs afin d’alimenter la caisse.
Il a été défini (en concertation avec l’hôtelier du village, Mr Wen-Ki, hôtel Beau-Rivage) un prix d’hébergement en pension complète de 10 €/jour, réparti comme suit : 5 €/hébergement, 5€/repas.
Les voyageurs désirant participer à ce projet tiendrons eux-mêmes la comptabilité de leur apport (en association avec le conseil des villageois et la mairie de Manompana), ceci afin d’assurer une transparence totale de l’utilisation des fonds (comptabilité en trois exemplaires : voyageur, conseil des villageois, association).
L’intérêt de cette action est multiple puisqu’il permet de résoudre, (de manière ponctuelle), le problème de l’assainissement, d’accélérer la prise de conscience, (par l’exemple), d’une obligation de souci de l’hygiène, (fosse septique), d’alimenter la caisse de développement et de rendre visible la finalité du projet associatif.
Une formation, (accueil des voyageurs, hygiène alimentaire, service), sera de surcroît dispensée aux demandeurs.
L’association se chargera de faire venir les voyageurs en se servant des moyens de communications disponibles : internet, relais associatifs.
Organiser des voyages sur le thème du tourisme participatif sera l’extension logique de cette action. (la mise en place de tels voyages est facilement réalisable, il existe une demande et les atouts de la région de Manompana sont exceptionnels).
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